Certains verbes en -ir ne suivent pas le modèle attendu, glissant d’un groupe à l’autre sans prévenir. Parmi eux, « partir » et « finir » n’obéissent pas aux mêmes règles, malgré une terminaison identique.
La frontière entre le deuxième et le troisième groupe sème régulièrement le doute, y compris chez les plus aguerris. Au présent, au futur, impossible de s’y fier les yeux fermés : les terminaisons varient, les pièges se multiplient.
Les trois questions à se poser avant de conjuguer un verbe en -ir
Avant de conjuguer, il s’agit d’identifier la catégorie du verbe.
Première question : À quel groupe appartient le verbe ? En français, les verbes en -ir se répartissent entre réguliers et irréguliers. Les réguliers, tels que finir, choisir, réussir ou grandir, forment le deuxième groupe. Un signe qui ne trompe pas : le segment -iss- s’invite dans leur conjugaison, notamment au présent et à l’imparfait. À l’inverse, des verbes comme venir, tenir, ouvrir, offrir ou partir relèvent du troisième groupe et affichent des irrégularités héritées du latin.
Le choix des terminaisons fait toute la différence.
Deuxième question : Quelles sont les terminaisons attendues ? Les verbes du deuxième groupe suivent un schéma prévisible : au présent, -is, -is, -it, -issons, -issez, -issent ; à l’imparfait, -issais, -issais, -issait, -issions, -issiez, -issaient ; au futur simple, -irai, -iras, -ira, -irons, -irez, -iront. Les verbes du troisième groupe, eux, demandent une vigilance accrue : le radical se déforme parfois, les terminaisons changent, et l’automatisme n’a plus sa place.
Le choix de l’auxiliaire n’est pas anodin.
Troisième question : Le verbe se conjugue-t-il avec avoir ou être ? Au passé composé, la construction diffère d’un verbe à l’autre. Finir s’accommode de avoir : « Nous avons fini ». À l’opposé, partir préfère être : « Ils sont partis ». Cette nuance influence l’accord du participe passé et modifie le sens de la phrase.
Pour mieux cerner ces points, deux outils s’imposent.
- Un tableau de conjugaison met en lumière les écarts entre groupes et simplifie la comparaison.
- Répéter les exercices de conjugaison renforce l’aisance face aux exceptions et aide à installer les bons automatismes.
Présent ou futur : astuces, exercices pratiques et erreurs à éviter pour maîtriser les verbes en -ir
Pour conjuguer un verbe en -ir au présent ou au futur, il faut d’abord déterminer son groupe, puis appliquer les terminaisons correspondantes, tout en restant attentif aux régularités comme aux exceptions. Les verbes du deuxième groupe arborent au présent la séquence -is, -is, -it, -issons, -issez, -issent. La forme « nous finissons » ou « nous choisissons » signale immédiatement l’appartenance à cette catégorie. Au futur simple, on part du radical de l’infinitif, auquel s’ajoutent les terminaisons : -irai, -iras, -ira, -irons, -irez, -iront.
Les verbes du troisième groupe demandent une vigilance accrue. « Venir » donne « je viendrai », tandis que « finir » devient « je finirai ». Les radicaux changent, et sans un tableau de conjugaison ou une référence fiable, la confusion entre formes régulières et irrégulières guette.
Exercices pratiques :
Voici quelques exercices simples pour s’entraîner et repérer les logiques de conjugaison :
- Formulez une phrase au présent, puis transformez-la au futur simple : « Je finis mes devoirs » devient « Je finirai mes devoirs ».
- Comparez deux phrases : « nous choisissons » et « nous venons », et cherchez ce qui distingue leurs terminaisons.
Les confusions fréquentes concernent le participe passé et l’infinitif, ou l’emploi de mauvaises terminaisons, écrire « ils finisent » à la place de « ils finissent » par exemple. Pratiquer régulièrement et consulter des ressources fiables permet d’éviter ces erreurs et d’aborder la conjugaison des verbes en -ir sereinement, quelle que soit leur complexité.


